Films en vrac n°4

Le Juge

Hank Palmer est un grand avocat qui ne mâche pas ses mots. Obligé de retourner dans son bled natal au fin fond des Etats-Unis suite au décès de sa mère, il va devoir retrouver ses 2 frères ainsi que son terrible père, le juge. Suspecté de meurtre, il va alors prendre la décision d’enquêter et être l’avocat de son père. Le Juge est un film bourré de clichés : le père sévère avec ses enfants, la campagne profonde américaine, le fils prodigue qui rêvait de quitter sa vie banale et qui est obligé d’y revenir pour renouer avec sa famille, en clair niveau originalité c’est pas trop ça. Mais j’ai quand même passé un bon moment devant ce film. Peut-être que Robert Downey Jr y est pour beaucoup puisqu’une fois de plus il nous montre qu’il peut transformer un film par sa présence. L’histoire est assez classique mais on la suit avec attention, on s’attache à tous les personnages surtout à ce vieux Juge aigri. La fin était attendue mais reste touchante. Pas le film de l’année mais sympathique.

Un été à Osage County

Un été à Osage County est typiquement le genre de film que j’affectionne : les drames familiaux qui durent longtemps et où il ne se passe rien à part du blabla. Après la disparition mystérieuse de leur père, 3 soeurs sont contraintes de retourner dans la maison familiale pour y retrouver leur mère, tyran sur les bords et atteinte d’un cancer. Toute la famille se retrouve donc là-bas pour se soutenir mais les rancoeurs et les critiques ne tardent pas à faire surface. Beaucoup de grands acteurs réunis ça fait souvent peur mais au final ils s’en sortent tous plutôt bien et surtout Meryl Streep qui est transcendante. Le film reste malheureusement un peu plat, beaucoup de clichés encore une fois et on s’ennuie aussi à certains moments. J’ai quand même pris du plaisir à suivre l’histoire de cette famille qui se déchire un peu plus à chaque minute. La fin n’arrange rien, ce film est un vrai drame.

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ?

Oui un film français ici. C’est assez rare pour le souligner. J’ai énormément de mal avec les film français même si je suis la première à reconnaître qu’on sait parfois faire de très beaux films. Malheureusement pas celui-ci. Scénario extrêmement classique : un couple de bourgeois bien catholique sont obligés de faire abstraction de leur préjugés quand leurs 3 premières filles épousent respectivement un musulman, un juif et un chinois. Ils ne rêvent que d’une chose : que leur 4ème épouse un catholique. Leur vœux est quasiment exaucé à un détail près : il est noir. Je n’ai pas vu ce film au cinéma mais j’avais quand même envie de découvrir ce qui a fait la joie de la majeure partie des français. Grosse déception au final pour ce film vraiment pas si drôle. Non pas que les blagues racistes et cie ne me font pas rire au contraire (je suis partisante du « on peut rire de tout ») mais c’était vraiment pas hilarant, j’ai juste souri au maximum. Le film ne dure qu’1h30 mais j’ai l’impression d’y avoir passé des heures, c’était long et chiant, la seconde partie du film était vraiment insupportable.

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Interstellar

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Synopsis : Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire. (source : allociné).

Ma critique pourrait tenir en 2 mots : chef d’oeuvre. Ce film est pour moi le meilleur de l’année 2014 et certainement le meilleur film de SF qu’il m’a été donné de voir. En sortant de la salle je n’avais qu’une envie : crier au monde à quel point Christopher Nolan est un génie.

Il nous avait déjà prouvé qu’il était capable de réaliser de très grands films mais il atteint ici le sommet de son art.

Interstellar n’est pas un film pour les mauviettes. Il faut s’accrocher car il dure mine de rien 2h49 et il est de plus assez complexe puisqu’il mêle astrophysique, physique quantique et voyages temporels. En clair, que du lourd, si vous y allez il faudra être concentré pendant 3h.

L’histoire commence assez simplement : la Terre est en train de se rebeller. La planète est devenue invivable pour les êtres humains, les tempêtes de sables sont de plus en plus fréquentes, la nourriture commence à être rare, les hommes sont obligés d’être quasiment tous des agriculteurs afin de subvenir aux besoins de la population. Mais tout cela ne suffit plus. La NASA explore donc en secret un moyen de découvrir d’autre planètes pour s’y installer en passant par un trou de ver qui permet de voyager vers une autre galaxie. Trou de ver « posé » là par une entité inconnue. Voila grossièrement le scénario de Interstellar. Il va être très difficile d’en dire plus sans spoiler puisque évidemment c’est beaucoup plus compliqué que cela et l’explication est tout bonnement magistrale.

Ce qui est génial avec ce film c’est qu’il touche des sujets qui pourraient faire peurs mais qui sont au final vraiment très bien expliqués et on n’est pas perdus un seul instant. On prend un vrai plaisir à suivre cette épopée spatiale qui touche à de grandes théories.

Outre l’aspect scénaristique, Nolan nous montre une fois de plus ses multiples talents par une réalisation niquel. De très beaux décors que ce soit sur Terre ou dans l’Espace, une photographie à couper le souffle, une musique majestueuse (merci Hans Zimmer), un choix d’acteur toujours aussi judicieux. Très belle palette avec évidemment Michael Caine mais aussi Anne Hahtaway, Jessica Chastain, John Lithgow, Casey Affleck et j’en passe. Et puis la palme du meilleur acteur, Matthew McConaughey que je couronne moi-même meilleur acteur de notre génération. Il prouve une fois de plus qu’il peut TOUT jouer, il est juste parfait.

En résumé et vous l’aurez compris, j’ai adoré Interstellar. C’est le genre de film qui laisse sur le cul, le genre de film qui me fait dire que oui putain j’aime le cinéma. Du grand art tout simplement.

Chronique de Draenor n°2

Session de jeu beaucoup plus conséquente ce samedi. Malgré quelques bugs notamment si on avait le malheur de mettre les pieds dans son fief, j’ai pu dans l’ensemble bien avancer. A cette heure, je viens de up 94. Je trouve le levelling quand même assez rapide, je n’ai fait que 2 zones et encore, je n’ai pas terminé Gorgrond, et je suis presque à mi-chemin. Mais revenons sur la journée d’hier.

J’ai terminé la zone « Crête de Givrefeu » et puis comme j’aime bien faire les choses à fond, j’ai également fait toutes les quêtes bonus puisque il y a un haut-fait prévu à cet effet. Ces quêtes bonus sont affichables sur la map et la liste des objectifs  est visible dès qu’on entre dans la zone. Evidemment j’ai aussi exploré toute la zone et bien m’en a pris puisque on peut trouver une mini suite de quêtes qui rapporte un nouveau sujet pour notre fief. Il faut surtout bien clean la zone pour faire la dernière suite de quête tout au nord qui est particulièrement intéressante et implique Gul’Dan et qui donne un haut-fait supplémentaire.

J’ai en tout cas beaucoup apprécié cette zone riche en histoire puisqu’on retrouve le clan loup-de-givre ainsi que le père de Thrall, Durotan, qui se dresse contre la Horde de Fer. Les quêtes sont certes, pas très originales (ramasser tel trucs, tuer tel mob) mais si on prend le temps de s’y intéresser et de les lires, on se rend compte qu’il y a un vrai background derrière, chose que les joueurs ont tendance à oublier.

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Après ça, direction Gorgrond et changement total de décors puisque on passe de la neige à une espèce de jungle très luxuriante. Les suites de quêtes sont assez rapide et obtient très vite le haut-fait, par contre il y a beaucoup de quêtes bonus que je n’ai pas encore terminées. On va même pouvoir dire bonjour à nos copains de la faction adverse à présent et j’ai pu me faire camper environ 15 min par un druide féral et un voleur contre qui je ne pouvais rien faire.

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Concernant mon fief, il est passé niveau 2. Il reste encore une multitude de choses à découvrir mais j’ai pas mal avancé déjà. J’ai pu construire mon atelier d’enchantement et de couture ainsi qu’une grange pour récupérer de quoi monter ma couture. Je pense, au passage, que le levelling de ce métier sera un peu chiant, les compos ne se loot pas régulièrement et il faudra passer des commandes dans son atelier. J’ai également débloquer la pèche et il ne me manque que l’archéologie.

Plusieurs points positifs remarqués lors de ce début de levelling : les serveurs connectés ça change vraiment la vie, ça fait plaisir de pouvoir voir du monde et pas l’impression d’être le seul joueur du serveur. Le repop des mobs est rapide et ça évite de tourner en rond des heures et enfin les objets à ramasser ou avec lesquels il faut interagir ne disparaissent pas (sauf certains je ne sais pas pourquoi) lorsqu’un joueur les prend avant nous, on évite le ninja abusif et au moins on est pas ralenti.

Bon jeu à tous !

Chronique de Draenor n°1

Le grand jour est arrivé. Celui attendu par tous les joueurs de WoW du monde : la sortie de l’extension Warlords of Draenor. Récéption un peu tardive pour ma part puisqu’en tant que bon gros boulet j’avais préco la version collector au mois de juin avec une CB expirant en octobre. Résultat, le mercredi, j’ai pu m’apercevoir que ma commande ne serait pas livrée le jour J puisque forcément le paiement n’avait pu être exécuté … Ce n’est donc que ce vendredi après-midi que j’ai pu recevoir la boîte tant attendue.

C’est parti pour l’aventure, direction Draenor.

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Petite mise en bouche avec une suite de quêtes au côté de Khadgar à côté de la Porte des Ténèbres dans la Jungle de Tanaan. Cette suite permettra notamment de débloquer le portail qui pourra vous ramener en Draenor. Pour information, il se trouve à côté des TP de Cataclysm (une porte des ténèbres miniature).

La première zone est ensuite la crête de Givrefeu pour la Horde et j’ai appris après que pour l’Alliance il s’agit de la Vallée d’Ombrelune. On découvre directement les fiefs. C’est une vraie petite gestion de ville que je trouve vraiment sympa. La plupart des joueurs sur le canal se plaignaient de gros problème avec leur zone, je n’en ai personnellement pas eu et j’ai pu en profiter (l’avantage des serveurs de merde ?). En tout cas, je pense qu’on va pouvoir faire pas mal de choses avec ces fiefs même si il me reste tout à découvrir. J’en parlerais plus longuement quand il aura avancé un peu.

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J’ai également pu découvrir la première instance disponible, la Mine de la Masse Sanglante. Aucune difficulté à constater, ça a été du rush pur et simple par contre je trouve le système de loot complètement naze.

Concernant les métiers, petite nouveauté puisque ce sont des quêtes qui nous donneront la possibilité de débloquer le métier et up 700.

Par contre point négatif : la nouvelle map avec les quêtes intégrées. Je trouve que c’est très mal foutu au niveau des quêtes. Ça ne s’affiche pas correctement, faut sans cesse cliquer sur précédent sinon on vois pas tout et j’aimerais pouvoir la mettre en grande taille (peut-être qu’on peut mais je n’ai pas cherché) parce que quand on a plein de quêtes c’est un vrai bordel.

Je n’ai pas pu approfondir ma session de jeu car comme à peu près tout le monde, il a suffit d’une déconnexion pour ne jamais pouvoir revenir. J’ai déco après avoir up level 91. J’ai trouvé que ça avait été assez rapide, je n’arrive pas à déterminer si c’était plus long avant mais en tout cas une chose est sûre, je prendrais mon temps.

Bon jeu à tous !

Edit 15/11/2014 : le jeu est plus que limité à cause des bugs. Il est évident qu’à la sortie d’une extension, il fallait s’y attendre  mais c’est quand même bien lourdingue …

Outlander

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Synopsis : Les aventures de Claire, une infirmière de guerre mariée qui se retrouve accidentellement propulsée en pleine campagne écossaise de 1743. Elle se retrouve alors mêlée à des histoires de propriétés et d’espionnage qui la poussent à prendre la fuite et menacent sa vie. Elle est alors forcée d’épouser Jamie, un jeune guerrier écossais passionné qui s’enflamme pour elle et la conduit à être déchirée entre fidélité et désir, étant partagée entre deux hommes dramatiquement opposés et deux vies irréconciliables. (source : allociné)

Année : 2014
Saison : 1 (la seconde en avril 2015)
Nombre d’épisodes : 8/8
Format : 55 min

Outlander c’est un peu ma série coup de coeur du moment. Je l’ai littéralement dévorée en 2 jours et c’est avec un grand désespoir que j’ai appris qu’il n’y avait que 8 épisodes.

Tiré d’un livre (que je vais m’empresser de me procurer), on est tout de suite projeté aux côtés de Claire, dans cette période charnière pour les Highlanders. Des décors sublimes, l’accent des écossais, le gaélique, le tout accompagné de superbes musiques : on est parti pour une véritable aventure historique.

Même si j’ai un peu de mal avec l’actrice principale, on s’attache rapidement à tous les personnages et malgré une avancée plutôt lente on toujours hâte de découvrir l’épisode suivant. La série finit d’ailleurs sur un très bon cliffhanger.

Entre amour, espionnage, guerre et histoire, je ne peux que conseiller de voir cette série. Il est en effet difficile d’en faire une critique  sans trop en dévoiler tant  le scénario est bien ficelé et prenant.

Dominant Species

Aujourd’hui grande nouveauté par ici avec un sujet que je n’ai jamais abordé n’étant pas une spécialiste de la chose : le jeu de plateau. Je laisse donc la plume à un amateur dont la passion est plus qu’évidente. 

Bonjour à tous !

Ce week-end, j’ai craqué pour l’achat d’un nouveau jeu de plateau, l’une de mes passions diverses, entre le jeu de rôle et les jeux vidéo, positionnée non loin des séries.
Tout d’abord, un peu de culture : qu’est-ce qu’un jeu de plateau ? Il se trouve à mi-chemin entre le jeu de société et le jeu de figurine. En effet, vous allez vous retrouver autour d’un plateau de jeu (d’où son nom) qui pourras parfois ressembler à celui de jeux de sociétés célèbres comme le Monopoly, le Destin ou encore le Risk (ce dernier constituant la limite entre jeu de société et jeu de plateau, puisqu’il commence à introduire doucement le concept de stratégie et d’interaction complexe entre les joueurs). En effet, ce qui différenciera un plateau d’un société, ce sont notamment les deux concepts sus-cités, ainsi que l’ambiance générale du jeu. Généralement, vous vous retrouverez dans un monde, un cadre de jeu plus complet ou plus prenant que le fade socle de jeu du Monopoly. Vous devrez donc choisir judicieusement vos actions et les autres joueurs dans lesquels vous pourrez parfois miser votre confiance, afin que votre personnage ou votre équipe sortent victorieux de cet affrontement autour de la table.
Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Dominant Species.

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Ce jeu, sorti en Amérique il y a apparemment bien longtemps, a été réédité et traduit récemment. C’est avec un grand bonheur que je l’ai découvert et testé durant un dimanche froid et humide, tranquillement installé chez un ami, une bière dans la main et une clope dans l’autre, dans la plus grande convivialité.

Commençons par le thème :

Vous vous retrouvez 90 000 ans avant J-C. L’ère glaciaire arrive. Vous incarnerez l’un des 6 types d’animaux proposés (mammifère, reptile, oiseau, amphibien, araignées et insectes) lors de cette bataille pour la survie et l’adaptation. Votre but sera de faire, si ce n’est prospérer, au moins lutter votre race contre la rigueur du froid grandissant, qui congèle petit à petit chaque zone de la planète, et fait disparaître les ressources de nourritures principales auxquelles les animaux sont adaptés. Des choix d’actions tels que la migration, la prolifération, l’abondance et l’adaptation vous seront proposés afin de devenir l’espèce dominante sur la Terre, avant qu’elle ne sombre pour longtemps dans sa période de glaciation.

Description (allégée) du jeu :

Chaque type d’animal possède une règle qui lui est spécifique, ainsi qu’une affinité à un élément qui lui est propre. Pour exemple, les insectes ont une affinité de départ avec l’herbe, tandis que les oiseaux auront une affinité avec les plantes à graine, et les reptiles avec le soleil. Ces affinités seront le moyen de savoir quel animal est dominant dans la zone, car ce sera celui en meilleure adéquation avec les denrées de l’environnement, et non les plus nombreux en terme de population à cet endroit.

Au niveau des pouvoirs, ils sont bien entendus équilibrés : celui du mammifère est un peu moins puissant que celui du reptile, et ainsi de suite. Ceci pour une raison simple : lors du calcul de la domination, si deux espèces sont à égalité, c’est celui placé le plus haut sur la chaîne alimentaire qui domine ! Ainsi, le pouvoir des insectes se jouera sur l’invasion (la présence partout), tandis que les mammifères joueront plutôt sur la survie de quelques espèces bien placées.

Une fois votre type d’animal choisi, chaque joueur amassera les pions de sa couleur.

- Les petits cubes représentant une espèce de l’animal (pour le mammifère : mammouth, rhinocéros laineux, singe etc…, pour le reptile : serpent, crocodile, lézards etc…)

- Les cônes sont vos indicateurs de dominance (je parlerai également de domination tout au long de cet article, ce mot étant définitivement moins moche).

- Les cylindres sont vos points d’action.

Le plateau de jeu est alors déployé, et les tuiles indiquées pour le début du jeu sont mises en place. On dispose également les cartes dominance, ainsi que les tuiles de réserve pour l’exploration et la glaciation. Enfin, chaque joueur place, toujours selon les indications de départ du jeu, ses premières espèces sur le plateau.

Ainsi, au départ, le jeu ressemble à ceci :

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La partie peut donc commencer !

Phase d’initiative ou de planification :

Chacun leur tour, les joueurs pourront positionner leurs points d’action sur les différentes cases d’action proposées, ce qui leur permettra d’agir lors du tour. Les animaux les plus bas dans la chaîne alimentaire commencent (les insectes) et on remonte la chaîne jusqu’aux mammifères. Cette section est des plus importantes, car c’est ici que vous allez effectuer vos choix tactiques grâce auxquels, si vous jouez bien, vos animaux seront dominants sur la planète.

Action !

Dans l’ordre où les actions sont indiquées sur le plateau, on résout ce qui doit l’être. Voici un petit aperçu de ce qui peut arriver :

- Initiative : le joueur faisant cette action peut gagner une place dans la phase d’initiative (et donc planifier ses actions avant les autres) et ce sans perdre sa place dans la chaîne alimentaire, bien entendu. Choix tactique important, car un seul joueur peut faire cela chaque tour.

- Adaptation : c’est ce qui permettra à vos animaux de dominer dans bien d’avantage d’endroit, et de survivre également dans beaucoup d’autres. En effet, il est ici proposé d’ajouter une affinité supplémentaire à un élément sur votre fiche d’animal, cela compte donc pour toutes vos espèces. Vous pouvez ainsi vous diversifier, et décréter que vos reptiles seront capable de survivre avec l’élément eau ou plantes à graines… tandis que d’autres voudront se spécifier sur leurs affinités déjà présentes. Il est important de constater qu’entre une race qui peut s’adapter partout mais n’a qu’une seule affinité de chaque, et une autre qui est présente dans moins d’endroit mais est complètement spécialisée dans son élément de prédilection, c’est le 2ème qui domine ! Ceci étant dit, la première dominera toujours les zones où la seconde n’est pas, car les éléments qui lui sont nécessaires pour survivre sont absents.

- Régression : a l’inverse, chaque tour, tous les animaux régresseront et perdront une affinité avec un élément, qui sera en fonction des adaptations du tour précédent. Le seul moyen d’y échapper est d’utiliser un point d’action sur cette case… ou d’être un reptile !

- Abondance : voici de quoi rajouter des éléments sur la Terre, pour ainsi faire prospérer vos espèces ou leur permettre de coloniser une région autrefois stérile.

- Désertification : catastrophe ! l’ère glaciaire avance, et les zones congelées perdent peu à peu leurs éléments. La survie dans ces endroits se fera de plus en plus difficile.

- Spéciation (prolifération, multiplication) : faites apparaître de nouvelles espèces de votre type d’animal près d’un endroit contenant l’élément sélectionné. Attention, vous pouvez en faire apparaître sur des cases ne contenant pas les éléments nécessaires à leur survie… Vos animaux mourront à la fin du tour… à moins que ce soient des mammifères ! Les insectes peuvent se multiplier dans un endroit supplémentaire, indépendamment de la présence d’un élément.

- Exploration et Migration : les insectes envahissent vos herbes ? les serpents colonisent vos déserts en se prélassant sous le soleil aride ? Changez d’air. Vous pouvez découvrir de nouveaux territoires et/ou investir des terres déjà conquises par d’autres, mais pour lesquelles vous aurez plus d’affinités qu’eux. Les oiseaux peuvent voyager deux fois plus loin que les autres.

- Compétition : qui n’a jamais vu un grand mammifère se faire dévorer par des fourmis rouges ? Qui n’a jamais vu un serpent avaler d’une traite un chat ou un chien ? Qui n’a jamais vu des herbivores mourir de faim après le passage d’une nuée de criquets ? Tout ceci est possible ici : vous choisissez l’endroit où la bataille aura lieu, et vu que vous l’avez déclenchée, on considère que vos bêtes se sont adaptés pour exterminer l’autre… Ainsi vous pourrez détruire une espèce adverse sur une zone sélectionnée, quelle que soit votre position et la sienne dans la chaîne alimentaire. Les araignées ont le droit à une bataille gratuite par tour !

-Et enfin … DOMINATION ! ici, les joueurs ayant pris ces actions désignent chacun une zone qui sera analysée. Les espèces les plus nombreuses en terme de population gagneront beaucoup de points (qui sont le but du jeu), mais seule la créature dominante (et ce, même si elle est seule !) aura le droit d’utiliser une Carte Dominance. Ces cartes ont des effets divers et variés, quasiment tous aussi puissants les uns que les autres, tels que des mutations, des catastrophes naturelles, des évolutions…

- Extinction et survie : à la fin du tour, les espèces présentes dans des zones sans leurs éléments d’affinités s’éteignent… Et le joueur ayant le plus d’espèces survivant dans des zones de toundra gelée gagne des points pour être le survivor… Attention à bien lire la règle, nous avons faussé deux parties avec cela.

Impressions :

Le côté adaptation des espèces m’a vraiment plût. On se sent une âme de « Dame Nature » essayant de faire muter, évoluer, procréer ses petits protégés pour leur permettre de survivre à l’avancée des glaces. Etant un grand fan de cette période de l’histoire, l’enfant et le jeune adulte qui sont en moi se retrouvent tout excités autour de cette petite merveille, trouvée au hasard d’un magasin de jeu parisien.

La mise en place de la stratégie par différentes actions ressemble à un autre jeu de stratégie nommé Cyclade, mais en bien plus poussé, ce qui n’a pas son pareil pour galvaniser la matière grise. Comme vous avez pu le constater, ce jeu est vraiment complexe, avec beaucoup de choix d’actions différents, et énormément de moyens différents d’atteindre le but final. Il est également très long. Première partie à deux joueurs dimanche après-midi : 6 heures ! Deuxième partie mercredi soir à 3 joueurs : 2 heures 45 minutes.

Ceci dit, le temps d’apprendre les règles et de se familiariser avec, les quelques premiers tours furent laborieux lors du premier test. Ceci étant, ce jeu est prenant. C’était un peu du « tiens, je prends cela, on verra bien ce que cela donne ». Mais après un seul essai, des tactiques diverses et variées et différents combos germent déjà dans mon esprit, et j’avais terriblement hâte de la prochaine partie ! La seconde a répondu avec ferveur à mes attentes, même après m’être rendu compte, en plein milieu de celle-ci, que nous jouions la Survie complètement de travers, ce qui la rendait bien complètement caduque et largement déséquilibrée (comprenez « cheatée »). J’attends avec tout autant d’impatience la troisième.

Le matériel contenu est de très bonne qualité, et il y a énormément d’éléments. Entre les pions, les tuiles, les cartes… plus de 300 pièces en carton / bois sont disponibles dans la boite. De quoi faire oublier le prix (55 euros), qui se trouve pourtant dans la moyenne de ce type de jeu. Le plateau est bien solide et pliable facilement, malgré sa grande taille, pour prendre un format A4 (en plus épais bien sûr), ce qui rend le jeu assez peu volumineux une fois rangé, et ce n’est pas plus mal.  On se souviendra par exemple de Cyclade et 7 Wonders dont les boites sont gargantuesques de façon justifiée pour l’un, mais malgré qu’elles ne contiennent que des cartes (pas de plateau) pour l’autre. Les illustrations, que ce soient celles de la boite, des cartes ou du plateau son très bien faites. On regrettera un poil le manque de place utiles sur le plateau. En effet, il est déjà très grand, mais il manque un ou deux emplacements pour les cartes, qui accorderaient plus de facilité à leur maniement (la place du deck et de la défausse, en fait). Les jetons de carton sont suffisamment épais pour résister aux projections de café et de coca-cola sans trop de dégâts apparents (testé, et approuvé !). Les couleurs différentes permettent de bien les visualiser sur le plateau, ce qui n’était pas gagné à première vue. Enfin, les pions, quels qu’ils soient, sont petits et facilement perdable, donc faites très attention, surtout quand vous avez deux mains gauches comme moi. Il n’y en a pas un de plus que nécessaire.

Je compte, à l’avenir, instaurer le sablier comme aux échecs : un temps limité par action et par décision devrait bouger les indécis et permettre de respecter le temps imparti conseillé par la boite (2 à 4 heures). Le but n’étant pas de brusquer les joueurs (on est là pour passer un bon moment ensemble), mais bien d’éviter les abus du genre « Je mets 3 minutes à me décider entre deux actions possibles pour optimiser mon jeu ». En effet, nous sommes d’accord qu’il s’agit d’un jeu tactique et stratégie, mais le jeu peut vraiment s’enliser et durer trop longtemps si des joueurs perdent trop de temps. Il en suivra le désintérêt et l’impatience générale. Aussi, modérer le temps de réflexion me paraît tout à fait approprié, surtout quand on sait qu’il y a en moyenne 6 ou 7 tours de jeu, qui comportent chacun 18 à 20 actions à planifier ET à effectuer. Ainsi, avec 30 secondes de limite de réflexion pour la planification, on atteindra 1H de réflexion en tout, ce qui laissera les 3h suivantes pour profiter pleinement des actions et des éclats de rires / cris de joie qu’elles peuvent parfois déclencher !

Si je le recommande chaudement, ce sera surtout aux connaisseurs et amateurs de jeux de plateau et de stratégie complexes. Pour des débutants, il est bien trop compliqué et bien trop long. Commencez plutôt par un « Colons de Catagne », « Les Aventuriers du Rail » ou encore un « munchkin » pour vous familiariser avec ce genre de divertissement, qui ravira tous les amateurs de convivialité, de rire, mais aussi de réflexion et d’interaction entre joueurs… Tout en réunissant potentiellement chaque génération de la famille autour de la table !

 

Films en vrac n°3

La planète des signes : l’affrontement

J’avais plutôt hâte de voir ce film parce que j’avais beaucoup aimé son premier opus « La planète des singes : les origines » sorti en 2011. Dans sa globalité j’en suis satisfaite. L’histoire se déroule 10 ans après les évènements du premier film. Les singes ont pris le contrôle de la forêt et le virus a contaminé la Terre entière, seuls quelques survivants se sont regroupés et tentent de remettre le courant sur San Francisco. Un petit groupe pénètre alors dans la forêt et tombe sur César, leader incontesté de son groupe qui essaye tant bien que mal de garder les relations avec les humains pacifistes. J’ai trouvé le terme « Affrontement » un peu fort. En réalité je pense qu’il aura surtout lieu dans la dernière partie. Ce film pose les bases de cet affrontement. Les singes et les humains se testent, ils se découvrent, ils se méfient, ils se lient d’amitié et même si un grand combat a lieu à la fin, le pire est sûrement à venir. Malgré quelques longueurs, j’ai passé un bon moment, je trouve que l’histoire est très bien traitée. Les singes sont toujours aussi bien faits et César est impressionnant. A voir (évidemment à la suite du 1).

Le rôle de ma vie

J’adore Zach braff, c’est un fait. Fan absolue de Garden State, j’étais littéralement excitée quand j’ai su que son dernier film était sur le point de sortir. Et … je ne suis pas déçue. Le Rôle de ma vie est un véritable petit bijou comme je les aime. L’histoire est ultra simple (les choses simples ne sont-elles pas les meilleures dans la vie ?) mais ça c’est pas important. Le plus important c’est les émotions qu’il arrive à nous faire ressentir : l’amour d’un mari pour sa femme, l’amour d’un père pour ses enfants, l’amour d’un fils pour son père. On rigole et on pleure. On s’attache à tous les personnages, on s’attache à leur vie un peu décousue mais qui montre tellement de belles valeurs. Dans ce film Zach Braff veut nous montrer que même si nos rêves ont été mis de côtés parce que à un moment il faut grandir, affronter ses responsabilités, la vie est merveilleuse et mérite d’être vécue pour toutes les grandes aventures qu’on vivra aux côtés des gens que l’on aime.

Belle du seigneur

Tiré du livre du même nom qui est un chef d’oeuvre de littérature, je n’en attendais pas grand chose puisque j’avais lu des critiques très peu élogieuses. Et les critiques avaient raison, ce film est un pur navet. J’aime beaucoup Jonathan Rhys Meyers mais il ne réussit pas à sauver ce film de l’ennui mortel dans lequel nous sommes plongés. Les scènes s’enchaînent sans intérêt, l’actrice principale, comme les acteurs secondaires, a le charisme d’une moule et à la fin du film j’avais bien envie de les suivre dans leur suicide. En clair, passez votre chemin et lisez plutôt le livre.

Sans titre 2

Les Gardiens de la Galaxie

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Synopsis : Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être … (source : allociné)

A l’heure où la Terre entière était en extase ou dans une attente insupportable pour ce film, moi il ne me faisait ni chaud ni froid. A part Star Wars, je ne suis clairement pas une fan des films/séries/autres qui se déroulent dans l’espace. J’ai un gros problème avec les extra-terrestres et clairement j’en ai ras-le-cucul des films à la sauce hollywoodienne bourrés d’action, d’effets spéciaux et d’humour qui servent juste à plaire à la masse. J’avais donc envie de le voir juste pour le divertissement mais je n’attendais pas un chef d’oeuvre.

A 80% je reste sur mon idée de départ mais j’avoue avoir passé un meilleur moment que ce à quoi je m’attendais.

Les Gardiens de la Galaxie est un excellent film d’action. On en prend plein la figure tout le temps et pour une fois, les effets spéciaux ne sont pas trop dégueulasses.  L’humour très présent est vraiment sympathique, dans la même veine que les Iron Man c’est donc très plaisant. Le scénario me laisse un peu sur ma faim. Trop brouillon au début et pas assez exploité au final, il aurait mérité qu’on s’y attarde plus. Du coup, certains points sont trop peu expliqués : l’enfance de Quill, même si une des révélations de la fin laisse présager plus d’infos dans un second opus, Le Collectionneur qui sert quand même à rien ou encore l’histoire des 4 compagnons de Quill. J’aurais aimé plus de détails, plus d’attention sur ces personnages secondaires si importants.

Pour parler des personnages, même si on est à fond dans les clichés du genre, ils sont tous très attachants. J’avais une grande peur du rendu de Rocket et de Groot. Finalement ils sont très bien faits et excellents (beaucoup d’amour en moi pour le bébé groot dans son pot)

Autre point plus que génial : la bande original. On enchaîne les tubes des années 70 pour un résultat pétillant qui accompagne vraiment bien le film.

En conclusion, Les Gardiens de la Galaxie est un très bon divertissement dont il y a peu de choses à reprocher techniquement. Sans conteste, le film de cet été à voir.

Le petit plus : si quelqu’un veut m’expliquer l’intérêt de la scène post-générique ?

Nos étoiles contraires

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Synopsis : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer (source : allociné).

Je profite de cette critique du film pour participer au Club des blogueurs de ma copine Cleophis. Je vais spoiler allègrement donc si vous ne souhaitez rien savoir, passez votre chemin !

(suite…)

Films en vrac n°2

Dragons 2

Suite très attendue du premier opus sorti en 2010. Je n’avais pas voulu le voir au ciné parce que j’ai toujours un peu de mal avec les films d’animation (souvent à tord je l’avoue) et finalement j’avais passé un très bon moment. C’est donc sans hésitation que je suis allée voir celui-ci. On retrouve les même protagonistes avec quelques années en plus. La cohabitation avec les dragons est parfaite mais en se promenant dans de nouvelles contrées, Harold découvre des chasseurs de dragons qui les capture pour en faire une armée. Le scénario sans être extraordinaire et sans réelle surprise tient très bien la route, on suit avec grand plaisir les nouvelles aventures de Krokmou et son jeune maître. Humour, émotion (petite larme versée sur la fin quand même), action et aventure tout y est pour passer 1h30 très divertissante.

New York Melody

Mon coup de coeur de cet été. On découvre Greta, une jeune artiste qui vient de se faire plaquer par son copain chanteur et dont le succès lui a fait un peu perdre ses valeurs. Poussée par son meilleur ami, elle interprète une chanson acoustique dans un bar. Alors que tout le monde a l’air d’en avoir rien à foutre, un producteur alcoolique, blasé et looser dans l’âme est le seul à s’y intéresser. Débute alors une magnifique collaboration pour réussir à faire sortir le disque de Greta. De la musique du début à la fin (la plupart des chansons sont interprétées par Keira Knightley elle-même), ce film réussit à être mignon sans être niais et ne tombe jamais dans les clichés de la comédie romantique. Un film utra-simple et sans prétention qui fait du bien.

La vie rêvée de Walter Mitty

Walter est un homme timide, un peu solitaire dont la vie est une routine installée depuis longtemps. Mais Walter est un rêveur, il rêve d’évasion, il rêve de faire des grandes choses et surtout il rêve de pouvoir conquérir Cheryl, l’une de ses collègues. L’occasion de partir à l’aventure se présente lorsqu’une des diapositives qui doit faire la une du journal où il travaille est portée disparue. Un coup de maître pour Ben Stiller qui prouve une fois de plus son talent. Les scènes où réalité et rêve se confondent au début du film sont absolument géniales et très bien faîtes. Sans suit ensuite, une véritable aventure autour du monde, des paysages à couper le souffle accompagnée d’une BO des plus agréable, le tout magistralement filmé et réalisé. Ce film est une ode à la liberté, c’est une invitation à tout planter pour partir très loin. Je le conseille plus que vivement.

Sans titre